Les “Panama Papers” et le journalisme des données

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Photo du Consortium international des journalistes d’investigations

Le 3 avril 2016, le Consortium international des journalistes d’investigations a publié 2.6 téraoctets des documents confidentiels qui viennent d’un cabinet d’avocats panaméen qui s’appelle Mossack Fonseca. Ces documents, qui s’appelle les « Panama Papers » ont révélé la corruption des plusieurs personnages publics et des leaders mondiaux (tel que le premier ministre d’Islande qui a démissionné) qui ont caché leurs actifs financiers avec Mossack Fonseca pour éviter l’imposition.

Sur son compte de Twitter, Edward Snowden a dit que les « Panama Papers » sont « la plus grande fuite dans l’histoire du journalisme des données ».

C’est quoi le journalisme des données ?

Cette forme du journalisme s’appuie sur les bases de données pour produire les reportages. De plus en plus de documents sont disponibles en ligne. Selon le « Data Journalism Handbook, » les journalistes peuvent trouver les nouvelles informations dans les documents numériques qu’ils ont obtenu. De plus, il y a des logiciels qu’ils peuvent utiliser pour trouver les liens entre plusieurs documents.

Un exemple connu du journalisme des données est la publication par WikiLeaks des documents confidentiels qui exposent en détail des secrets de l’armée américaine pendant la guerre en Afghanistan. Quelques renseignements étaient divulgués des historiques d’activité militaire et WikiLeaks a vérifié les documents.

Comment les journalistes ont-ils trouvé les « Panama Papers » ?

Une source anonyme a donné des documents au Süddeutsche Zeitung, un journal allemand. Puis, ce journal a partagé les documents avec le Consortium international des journalistes d’investigations. Les reporters de plusieurs journaux internationaux (tels que le Guardian, le BBC, et Le Monde) ont aidé à analyser plus d’onze million de documents. Les documents se composent des emails, des contrats, et des dossiers scannés.

Selon Süddeutsche Zeitung la source qui a exposé les documents aux journalistes restait anonyme pendant le processus. Les journalistes n’ont jamais rencontré la source en personne. Il a parlé aux reporters en utilisant les canaux chiffrés. Les journalistes ont analysé et indexé les documents avec le logiciel « open source ».

Cela veut dire quoi pour le futur du journalisme ?

Aujourd’hui, la nouvelle se cache en ligne sous les yeux. Selon Tim Berners-Lee, on ne trouve plus les informations en conversant avec des gens, mais en savant comment naviguer le web.

Les journalistes peuvent dépendre des données comme des sources ou ils peuvent répresenter des données avec des graphiques et des diagrammes pour la narration visuelle. Dans tous les cas, le journalisme des données encourage souvent l’accessibilité et la transparence du secteur public.

Selon un article du Medium, le journalisme des données devient de plus en plus un antidote contre l’activité illégale des sociétés et des gouvernements. Le déplacement vers le journalisme des données encourage un échange libre des renseignements en ligne, sans les frontières.

 

 

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Une réflexion sur “Les “Panama Papers” et le journalisme des données

  1. Bien que j’ai hâte de connaître les fameux noms impliqués dans le fameux « panama papers », ces personnalités sont doués pour négocier avec leurs « amis » pour éviter l’hummiliation

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