Le numérique est-il écologique ?

Le numérique est-il écologique ?

On le sait, la protection de l’environnement et le développement durable sont des enjeux majeurs de notre société et leur importance ne va cesser de croître dans les prochaines décennies. Les spécialistes en matière de développement durable estiment que nous avons dépassé le quota des ressources fossiles utilisées depuis une quarantaine d’années, les mêmes qui ont connues un formidable essor des nouvelles technologies de l’information et de la communication ( NTIC), et ce, notamment grâce à des progrès techniques dans le domaine numérique. A présent que le développement numérique des nouvelles technologies du service à la personne est parfaitement intégré à notre vie quotidienne, il est temps de penser à notre planète.

Les idées reçues considèrent la dématérialisation des supports papier ( courrier, livres, journaux..) comme bénéfiques pour notre planète car elle serait économe en ressources naturelles et cela se traduit par une forte augmentation dans ce secteur. Pourtant l’utilisation des NTIC représente 10% de la consommation mondiale d’électricité, alors que moins de la moitié de la population mondiale a accès à ces technologies.

Le 1er avril dernier, le laboratoire SerdaLab a publier les chiffres du marché de la dématérialisation, de la gestion de contenus et de l’archivage pour l’année 2014. Cette étude montre le fort dynamisme du secteur, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 12, 6 milliards d’euros. 

infographie20marchc3a920de20la20dc3a9mat

Une consommation transparente et pourtant derrières nos clics sur internet se cache, des équipements réels, qui consomment beaucoup d’énergie et qui ont un coût écologique. En effet derrière notre utilisation personnelle quotidienne des NTIC, nous créons des connections, des informations traitées et répertoriées dans les data centers, grands entrepôts ou passent toutes les informations qui transitent par le réseau internet et satellite. Soit la totalité des communications. Cette consommation énergétique représente pour une personne environs 30 000 Wh par jour alors que notre consommation devrait être de 2000 Wh si l’on considère le nombre d’habitant sur terre.Mais on le sait, seuls 42 % de la population mondiale a accès à un réseau internet, l’emprunte écologique est donc inégalitaire. Le problème pour l’écologie est que ce pourcentage augmente d’année en année, entraînant une consommation d’énergie toujours plus élevé. Par ailleurs on estime qu’en 2016, la moitié de la population mondiale a accès à un téléphone portable, dont la fabrication requiert des pièces avec des métaux précieux, comme l’or, l’argent, le cuivre ou encore le lithium, qui sont autant de matériaux fossiles. De plus, avec l’Internet des objets, 80 milliards de « choses » (montre, matelas, cafetière…) seront connectées à Internet d’ici 2020, générant autant de données qui seront traités dans les data center. Pour éviter les pannes de ces grand consommateurs d’énergie, des groupes électrogènes fonctionnant au diesel ont été installés. Aux USA, les plus gros data centers ont été référencés comme les entreprises les plus polluantes, la consommation de l’un d’eux serait équivalente à celle de 200 000 foyers.

Le numérique au service de l’écologie ?

Si comme nous venons de la voir les NTIC engendrent une empreinte écologique non négligeable, certains acteurs du développement numérique tentent de se mettre au service des acteurs du développement durable, C’est le cas de Laur Fisher et du MIT qui ont lancé l’initiative Climate CoLab. Une plateforme de discussion autours de thèmes et de problèmes écologique en ligne où quelques 50 000 contributeurs travaillent ensemble pour sélectionner les meilleures propositions pour résoudre le changement climatique et, au sein desquels des particuliers peuvent emmètre leurs idées, car les meilleurs idées pour aider le développement durable ne viennent par nécessairement des spécialistes. C’est ce qu’a prouver Boyan Slat, un jeune hollandais de 18 ans qui a proposé un système révolutionnaire de nettoyage des océans en 2014 sur une plateforme de financement participatif en ligne et qui verra le jour cette année.

Internet permet donc la communications des différents acteurs entre eux et par conséquent de faire avancer le débat. Mais plus que des communications et des échanges d’idées, internet permet de mettre à la disposition de la planète entière des modèles 3D d’outils écologiques, comme celui qu’un filtre à eau, reproduisible à partir d’imprimantes 3D.

Prises de consciences

Les industriels tout comme les États commencent à saisir le lien de cause à effet important présent entre le développement numérique et le développement durable. Depuis le mois dernier, l’État français, à l’initiative de Ségolène Royal ministre de l’écologie et du développement durable , soutenu par Emmanuel Macron, ministre de l’économie et des finances explore la Green Tech. C’est un dispositif qui vise à encourager grâce au mécénat des start-ups et projets destinés à améliorer notre consommation d’énergie, notre gestion des ressources naturelles et le recyclage.

Les géants du numérique, réunissant plusieurs grand noms de l’industrie numérique dont Bill Gates, Mark Zuckerberg de Facebook, Xavier Niel de Free ont quand a eux  réagit à travers la breakthrough energy coalition, qui a pour objectif de réduire l’empreinte écologique du développement numérique en créant un « programme mondial dynamique en faveur de l’innovation énergétique à émissions nulles »

Des gestes simples

Selon l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise d’Environnement), quelques gestes simples permettent d’y arriver à réduire notre empreinte carbone. Plutôt que de passer par un moteur de recherche, il cfrfaut « aller directement à l’adresse d’un site, soit en tapant son adresse, soit en l’ayant enregistré comme favori. Cela divise par 4 les émissions de gaz à effet de serre ». L’impact environnemental des recherches web est calculé en fonction de la consommation électrique de l’ordinateur et des centres de données (data centers). Une requête exprimée en termes vagues entraîne une consommation accrue d’électricité des serveurs des moteurs de recherches ; a contrario, une requête précise permet à ces mêmes serveurs de réduire leur consommation électrique. C’est pourquoi des logiciels à faible coup énergétique appelés green programming se développe actuellement.

Sources :

La Face cachée du numérique, l’impact environnemental des nouvelles technologies, par Fabrice Flipo, Michelle Dobré et Marion Michot, aux éditions L’Échappée.

http://www.archimag.com/vie-numerique/2015/11/30/cop21-pratiques-numeriques-ecologiques

http://ecoinfo.cnrs.fr/

http://www.internetactu.net/2016/03/01/de-la-transition-numerique-a-la-resilience-ecologique/

http://www.kaizen-magazine.com/le-numerique-cest-plus-ecologique/

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/04/20/le-numerique-fait-partie-de-la-solution-pas-du-probleme_1183114_651865.ht

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s